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Des prêtres au service du culte spirituel

Yves Patenôtre, Lettre aux Communautés, Revue de la Communauté Mission de France,"Pour un sacerdoce hors les murs"

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Lettre aux communautés (Revue de la Communauté Mission de France)

n° 254 / Mars - Avril 2010 > > > > > Pour un sacerdoce hors les murs

Des prêtres au service du culte spirituel par Yves PATENÔTRE, prélat de la Miss.de Fr. archevêque de Sens-Auxerre.

 

Si l'on veut réfléchir sur le ministère des prêtres, il nous faut partir du Christ, grand prêtre de l'alliance nouvelle. C'est en Lui que nous comprendrons que tous les chrétiens sont prêtres, prophètes et rois. Au sein d'une Église constituée, nous réaliserons que les prêtres, collaborateurs des évêques, à la suite des Apôtres, sont membres constitutifs des communautés.

 

Christ, grand prêtre de l'Alliance Nouvelle

 

En lisant la Bible, en reprenant la première alliance, l'ancien testament, il se pourrait que nous retrouvions la description des prêtres que nous avons connu dans notre enfance. Au cours de l'histoire de l'Église, il y a eu une sorte de judaïsation des ministres ordonnés de telle sorte que les ministres de la Nouvelle Alliance sont devenus calqués sur ceux de la Première Alliance, sans exprimer toute la nouveauté de leur ministère.

 

Le prêtre dans la Première Alliance

Lorsqu'on parle de prêtre et de sacerdoce, un catholique pense spontanément aux prêtres des paroisses et à leur ministère. Ce n'était pas le cas pour les premiers chrétiens. Si l'on parlait de prêtre et de sacerdoce, ils pensaient aux grands prêtres juifs et aux immolations d'animaux dans le temple de Jérusalem. En grec, c'était le terme « hiereus » qui définissait ces prêtres de la première alliance. Ils savaient que dans l'Ancien Testament, le sacerdoce n'était pas une vocation, mais était une dignité reçue par voie héréditaire. Dieu avait dit à Moïse : « Quant à toi, fais approcher de toi Aaron, ton frère et ses fils, d'entre les israélites, pour qu'ils exercent mon sacerdoce ».

Le prêtre était un homme du sanctuaire et du culte, séparé des autres hommes pour être au service de Dieu. Dans l'Ancien Testament, on avait un sentiment très profond de la sainteté de Dieu, sainteté redoutable pour les pauvres humains, tous pécheurs. La sainteté de Dieu est un feu dévorant. Pour s'approcher de Dieu sans danger, il faut avoir été séparé du monde profane. La tribu de Lévi a été séparée et, dans cette tribu, la famille d'Aaron a été mise à part. Il y avait des rites de sanctification qui séparaient les prêtres de tous les autres Israélites.

Il existait divers genres de sacrifices pratiqués : holocaustes, sacrifices d'action de grâce et sacrifices d'expiation et de réparation. Et pour tout cela il y avait du personnel, des prêtres, des lévites dans le temple, des animaux.

Ce culte rituel comportait le risque important d'être seulement un culte extérieur, offert par des personnes qui, dans leur existence, n'agissaient pas selon la volonté de Dieu. Les prophètes ont critiqué vigoureusement ce formalisme en proclamant que "l'obéissance vaut mieux que tous les sacrifices » (1 Sam. 15, 22). « C'est l'amour qui me plaît et non les sacrifices » (Osée 6, 6).

 

Le sacrifice du Christ

Le sacrifice du Christ remplace tous les autres. La lettre aux Hébreux se situe dans cette perspective. L'auteur montre que les immolations d'animaux ont été remplacées définitivement par le sacrifice du Christ, qui a été un acte de parfaite obéissance filiale envers Dieu et de parfait amour fraternel envers tous. Le « jusqu'au bout de l'amour » a été manifesté en Christ sur la croix.

Les sacrifices des chrétiens, avec la grâce de Dieu, imitent ce modèle. Le feu matériel de l'autel du Temple est remplacé par le feu de l'amour versé dans les cœurs par l'Esprit Saint qui a été donné. Toute action inspirée par l'amour vient de Dieu. Elle a valeur de vrai sacrifice dans la Nouvelle Alliance.

L'aspect de privation ou de souffrance n'est pas essentiel pour un sacrifice chrétien. Ce qui est essentiel, c'est de se mettre à la disposition de l'amour qui vient de Dieu et qui veut transformer le monde. Ce n'est pas la souffrance du Christ qui nous a sauvés. C'est son amour qui nous a aimés jusqu'au bout. Et lorsque l'on va jusqu'au bout de l'amour, la croix n'est jamais loin.

En venant dans le monde - c'est tout le mystère de l'incarnation - Jésus a pris sur lui toute la condition humaine, y compris son péché, lui qui n'a jamais péché. En allant jusqu'au bout de l'amour - c'est le mystère de la croix - il a transfiguré le monde en le divinisant, c'est le mystère de la Transfiguration, de la Résurrection.

Jésus est, dans la conception juive de la Première Alliance, le dernier grand prêtre, le dernier temple, la dernière victime. En Lui, et c'est la parole de Jésus sur la croix, « tout est accompli ».

Toute la lettre aux Hébreux explicite ce thème. L’unanimité se fait entre les spécialistes, et je pense tout particulièrement au cardinal Hubert Vanhoye, jésuite et exégète, pour convenir que ce texte n'est ni une lettre, ni de Paul, ni adressée à des juifs, mais que c'est probablement un apôtre itinérant, qui a mis par écrit son homélie pour l'adresser aux communautés chrétiennes et leur faire voir comment Dieu avait parlé en son Fils, le grand prêtre de l'Alliance Nouvelle. Le début de la Lettre aux Hébreux résume bien notre propos : « Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ; mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine au plus haut des cieux ; et il est placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs » (Hb 1, 1-4).

Autrement dit, toute l'histoire juive a préparé la venue de cette incarnation rédemptrice. En Christ, tout est accompli. Il ne s'agit plus d'offrir des sacrifices au temple de Jérusalem : le monde entier est entièrement consacré par l'incarnation rédemptrice de Jésus, le Christ, Grand Prêtre de la Nouvelle Alliance. C'est très explicite dans cette lettre aux Hébreux : « Et voici l'essentiel de ce que nous voulons dire : c'est bien ce grand prêtre-là que nous avons, lui qui s'est assis à la droite de Dieu et qui règne avec lui dans les cieux, après avoir accompli le service du véritable Sanctuaire, et de la véritable Tente dressée par le Seigneur et non par un homme. Le grand prêtre a toujours été chargé d'offrir des dons et des sacrifices ; il fallait donc que Jésus ait lui aussi quelque chose à offrir. S'il était sur la terre, il ne serait même pas prêtre, puisqu'il y a déjà des prêtres pour offrir les dons conformément à la Loi. Mais ils rendent leur culte dans un sanctuaire qui n'est qu'une pâle évocation de celui du ciel » (Hb 8, 1-5).

Si le Christ était sur la terre, il ne serait même pas prêtre ! C'est accompli, nous sommes dans un monde nouveau, dans une Alliance nouvelle. Les paraboles des tissus anciens et du nouveau tissu, du vin nouveau dans des outres anciennes, l'expriment avec clarté.

Invités à vivre l'unique commandement, en aimant jusqu'au bout de l'amour, les chrétiens, ceux qui sont du Christ, branchés sur Lui, deviennent tous en lui prêtres, prophètes et rois de l'Alliance Nouvelle. Tous ceux qui sont du Christ ont toutes les qualités du Christ, lui par nature, eux par grâce. C'est au cœur de leur vie qu'ils vont exercer un culte, leur sacerdoce spirituel. Ils ne vont pas revenir au temple, c'est fini !

Rendre un culte spirituel

Alors quel culte vont-ils vivre, accomplir, si nous disons qu'il n'y a plus de temple ni de grand prêtre ? Eh bien ! C'est le culte spirituel. Et là, nous pouvons lire, après l'épître aux Hébreux, la lettre aux Galates ou celle aux Romains, en particulier le chapitre douzième : « Je vous exhorte, mes frères, au nom de la miséricorde de Dieu, ce Dieu qui nous aime, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : c'est là votre culte spirituel » (Ro 12, 1). Au chapitre quinzième, Paul parle de son ministère : « Je suis convaincu, mes frères, que vous êtes très bien disposés, remplis d'une haute connaissance de Dieu, et capables aussi de vous reprendre les uns les autres. Si, malgré cela, dans cette lettre, je me suis permis sur certains points de raviver votre mémoire, c'est en vertu de la grâce que Dieu m'a donnée. Cette grâce, c'est d'être ministre de Jésus Christ pour les nations païennes, avec la fonction sacrée d'annoncer l'Évangile de Dieu, pour que les païens deviennent une offrande acceptée par Dieu, sanctifiée par l'Esprit Saint » (Ro 15, 14-16).

« Offrir des sacrifices », « être agréable à Dieu » « fonction sacrée », termes de la première alliance, sont bien présents dans la Nouvelle Alliance, mais leur contenu trouve une nouvelle signification dans la nouveauté du mystère du Christ. Il s'agit bien de sanctification et de consécration, mais en se donnant tout entier, de tout son être, comme le Christ, à la gloire du Père. Les païens, ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, sont invités à vivre ce don d'eux-mêmes également. « La grâce de Dieu m'a été donnée, d'être un officiant de Jésus auprès des païens, consacré au ministère de l'Évangile. » Autrement dit, pour les chrétiens, le culte à accomplir est d'être ministres de l'Évangile, d'annoncer l'Évangile et donc de le vivre en Christ, dans la grâce de l'Esprit pour la gloire du Père. Tous les chrétiens sont prêtres. Ils sont aussi prophètes et rois, en Christ.

Au début de l'épître aux Romains, Paul annonçait déjà la couleur : « Moi Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être Apôtre, mis à. part pour annoncer la Bonne Nouvelle que Dieu avait déjà promise par ses prophètes dans les saintes Écritures, je m'adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome. Cette Bonne Nouvelle concerne son Fils : selon la chair, il est né de la race de David ; selon l'Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur » (Ro 1, 1-4). C'est la grande nouveauté chrétienne.

Ne soyons donc pas étonnés que le Concile Vatican II indique que parmi les charges principales des évêques, la prédication de l'Évangile soit la première. S'agissant des prêtres, (Cf. Presbyterorum Ordinis, qui traite de la nature du presbytérat), le Concile signale au n° 2 : « Participant, pour leur part, à la fonction des apôtres, les prêtres reçoivent de Dieu la grâce qui les fait ministres du Christ Jésus auprès des nations, assurant le service sacré de l'Évangile, pour que les nations deviennent une offrande agréable, sanctifiée par l'Esprit-Saint ». Les prêtres vont donc assurer le service sacré de l'Évangile pour que l'ensemble de l'Église, invitée à vivre d'une Alliance Nouvelle, au cœur du monde, dans le Souffle de la grande tradition juive de la première Alliance, soit missionnaire.

Dans le Concile, il y a trois façons de dire ce qu'est l'Église. Elles sont traditionnelles : Église Temple de l'Esprit, Peuple de Dieu et Corps du Christ. Développons ces trois images de Lumen Gentium. Ensuite, nous verrons comment cela nous invite à comprendre l'identité des chrétiens, des diacres, des prêtres et des évêques dans cette Église.

 

Église : Temple de l'Esprit, Peuple de Dieu, Corps du Christ

Église Temple de l'Esprit

L'Église est le nouveau Temple, le Temple de l'Esprit.

Ce Temple est charismatique. Le temple évoque la solidité. Mais voici qu'il est temple de l'Esprit dont « on ne sait ni d'où il vient ni où il va ». Il y aura toujours comme un champ de tension entre le temple qui est la solidité - « Tu es Pierre » - et l'Esprit qui est le souffle. Il souffle où il veut. L'Église a été fondée sur les Douze, mais les Douze n'ont pas manifesté beaucoup de solidité. Au pied de la croix, il n'y en avait plus qu'un. Ils ont été dispersés, criblés comme le froment. C'est dans le souffle de Pentecôte, dans l'Esprit-Saint qu'est née l'Église, « et la vierge Marie était là », Mère de l'Église. Si l'Église est Temple de l'Esprit, elle est bien solide. Sachons seulement que ses pierres sont vivantes. Alors pas étonnant, qu'en même temps, tout puisse bouger !

Ce sera toujours dans la tension que se vivra la mission. Certains feront plus attention aux structures, à la Loi, d'où une tendance à revenir en arrière « comme dans le temps », d'autres diront « n'étouffez pas l'Esprit, écoutez ce que l'Esprit dit aux Églises ! » Aucun mouvement ou groupe n'aura à se dire charismatique : c'est l'institution qui est charismatique. Écouter les chemins de l'amour dans le cœur des hommes et des femmes de ce temps, c'est écouter le chemin de Dieu, puisque Dieu est Amour. Tous les êtres humains sont temples de l'Esprit, ils sont habités par l'Amour, par le désir de la justice, de la Vérité. On pressent même qu'il y a comme une loi naturelle au cœur de tout homme. Nous croyons que c'est l'action de l'Esprit. Nous croyons que cet Esprit-Saint est répandu sur toute chair. Nous savons que l'amour, l'affection, l'amitié, la tendresse dans les cœurs des hommes sont traces divines. Notre mission est de révéler à tous les hommes et femmes d'aujourd'hui, aux jeunes comme aux enfants, qu'ils sont habités par l'Esprit et que cet Esprit a pris visage en Christ. Pour beaucoup ce sera vraiment une nouvelle. Une Bonne Nouvelle !

Regardons la mission de Paul lorsqu'il se trouvait à l'aréopage. Comme lui, nous pouvons dire : « ce que vous vénérez sans le connaître, c'est ce que je viens vous annoncer » (Ac 17, 23). Respectueux des cheminements intérieurs de chacun, nous pourrons proposer l'Évangile à tous ceux et toutes celles qui cherchent un sens à leur vie.

Cela suppose une Église bien présente au cœur du monde et des chrétiens engagés dans la vie du monde. Nous en avons une belle actualisation dans la Lettre à Diognète, composée à Alexandrie vers 200. On ignore l'auteur de cet écrit, mais il fait une vibrante apologie du christianisme à l'attention de son destinataire païen : « Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les vêtements. Ils n'habitent pas de villes qui leur soient propres, ils ne se servent pas de quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n'a rien de singulier. [...] En un mot, ce que l'âme est dans le corps, les Chrétiens le sont dans le monde. L'âme est répandue dans tous les membres du corps comme les Chrétiens dans les cités du monde. [...] Ainsi les Chrétiens, on voit bien qu'ils sont dans le monde, mais le culte qu'ils rendent à Dieu demeure invisible... Si noble est le poste que Dieu leur a assigné, qu'il ne leur est pas permis de déserter. » Les chrétiens, l'Église, sont temples de l'Esprit dans le monde, mais ils ne sont pas du monde. C'est la prière sacerdotale de Jésus: « Je ne te demande pas de les enlever du monde, mais de les garder du mauvais » (Jn 17, 15).

Voilà ce qu'est notre Église, ce que sont tous les chrétiens, parmi lesquels se trouvent les prêtres, les diacres et les évêques.

 

Église Peuple de Dieu

Dans la suite de l'Église "Temple de l'Esprit", l'Église est aussi appelée "Peuple de Dieu" : il est ainsi possible de l'observer. Seulement le peuple de Dieu ne se résume pas à ce que l'on voit de l'Église et le peuple de Dieu n'est pas simplement l'Église : c'est l'ensemble des hommes qui est invité à devenir peuple de Dieu.

Cela reprend l'hymne aux Colossiens : « Il est l'Image du Dieu invisible, Premier-Né de toute créature [...] Il est aussi la Tête du Corps, c'est-à-dire de l'Église » (Col 1, 15-18). Les Pères du Concile n'ont pas voulu laisser penser que le Peuple de Dieu, ce n'était que l'Église. « Devenu conforme à l'image du Fils, Premier-né d'une multitude de frères, le chrétien reçoit "les prémices de l'Esprit" [...] Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal » (Gaudium et Spes 22).

« Nous devons tenir » : Cette expression a toute sa force et les pères du concile ne l'ont pas employée souvent. Il n'y a pas de définition dogmatique nouvelle, mais il y a ce verbe et cette phrase qui sont importants : « Nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal. » Cela signifie que c'est bien l'ensemble de l'humanité qui est appelée à devenir ce qu'elle est : le Peuple de Dieu.

Nous sommes bien l'Église dans le monde de ce temps. Et en même temps, nous sommes tous du monde. Il n'y a pas l'Église d'un côté et le monde de l'autre. L'Église « en soi » n'existe pas. Nous sommes bien tous des êtres de chair et de sang, habités par l'Esprit. Nous avons donc à travailler au cœur de ce monde pour qu'il se construise en peuple de Dieu, dans le respect de chacun. Ce sont les joies, les espoirs de tous les hommes, leurs tristesses aussi qui sont les nôtres, des plus pauvres surtout : c'est le début de la Constitution pastorale Gaudium et Spes.

 

Nous sommes branchés sur le Christ. En Lui, il a rassemblé tous les hommes. Il a brisé le mur de la haine qui séparait les uns et les autres. Quand nous regardons, autour de nous tous ceux et celles qui partagent notre vie, dans la foi, nous croyons qu'ils sont tous du peuple de Dieu. Il est intéressant de considérer les hommes et les femmes d'aujourd'hui comme appelés à faire partie de ce peuple de Dieu. Peuple de Dieu par vocation et non par naissance, nous avons à travailler à l'unité du genre humain parce que tous les êtres humains sont frères et sœurs en Christ. Tout homme est mon frère. Et si l'on reprend l'épître aux Galates : il n'y a plus ni homme ni femme, ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre. En Christ, les chrétiens, peuple de Dieu, vont travailler à devenir de plus en plus ce peuple.

Au synode des évêques d'Afrique, les évêques expriment quelque chose du même ordre : « L'Église, famille de Dieu en Afrique, doit être transformée de l'intérieur et elle doit transformer le continent à la manière du sel et de la lumière. C'est l'Église universelle qui est en discernement sur la manière de garder saint l'énorme poumon spirituel de l'Afrique pour l'humanité. »

 

Église Corps du Christ

Pour vivre cette mission, pour être le Temple de l'Esprit et le Peuple de Dieu, le Corps doit être organisé. Le Christ en est la tête. Ce n'est pas le pape. Le pape est le chef du collège épiscopal. Il n'y a pas deux têtes, mais bien une seule. Le pape est vicaire du Christ, comme tous les évêques dans leurs diocèses. « Les évêques gouvernent les Églises locales qui leur sont confiées en qualité de vicaires et légats du Christ ; ils le font par leurs conseils, leurs paroles persuasives, leurs exemples, mais aussi par des décisions faisant autorité et par le pouvoir sacré. Ce pouvoir, ils ne s'en servent cependant que pour élever leur troupeau dans la vérité et dans la sainteté, se rappelant que quiconque est le plus grand doit se faire le plus petit, et qui est chef, comme le serviteur » (Lumen Gentium 27).

Lorsque les lettres S.S. se trouvent devant le nom du Pape, cela ne signifie pas « Sa Sainteté » mais « Serviteur des Serviteurs » de Dieu. Le Christ a donc bien institué un Corps, et ce Corps est organisé. Le sacrement de l'Ordre signifie que la construction est fondée sur les apôtres.

En parlant de construction, nous évoquons une autre image de l'Église. Il y en a d'autres. Celle de la vigne et des sarments. « Je suis la Vigne, vous êtes les sarments ». Restez branchés ! S'agissant de la construction, nous nous souvenons que si le Christ est la pierre angulaire, les apôtres sont « pierres de fondation » (Éphésiens 2, 20). Les évêques, en communion avec le pape, chef du collège épiscopal, assurent la communion du corps. Il ne peut y avoir d'Église sans évêques. Ensemble, ils sont pierres de fondation sur lesquelles reposent toutes les autres pierres dans leur diversité. C'est d'ailleurs celles-ci qui sont les plus visibles.

 

L'Église est le Temple du Christ fondé sur les apôtres. Ce n'est pas à chacun d'aller faire sa petite Église dans son coin en bâtissant n'importe où. On ne peut être en communion d'Église qu'en étant en communion avec son évêque et avec tous les évêques qui sont en communion avec l'évêque de Rome. Ainsi, l'Église forme un Corps. Dans ce Corps, la mission des évêques est d'enseigner (fonction de prophète, annonce de la foi), de sanctifier (prêtre) et de gouverner (fonction de roi, organisation, attentif surtout aux plus petits). Cette vie intérieure du peuple de Dieu s'exprime pour que toute la communauté chrétienne puisse annoncer l'Évangile en la proposant aux hommes d'aujourd'hui, pour qu'elle s'organise et vive, pour que la terre devienne fraternelle. Ce n'est pas seulement la solidarité, c'est la fraternité. Cette fraternité vient du fait que nous savons que nous sommes tous enfants d'un même Père. La solidarité vient du monde profane, la fraternité vient du Christ. La communauté célèbre ce qu'elle vit : l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie de la communauté chrétienne.

 

Pour que la construction s'élève, les évêques, pierres de fondations, vont choisir des collaborateurs que sont les prêtres et les diacres. La tonalité des prêtres, ce sera d'être pasteurs avec l'évêque, et celle des diacres, d'être serviteurs. Les prêtres vont être chargés d'annoncer l'Évangile mais en vue de la communauté chrétienne dont ils sont les pasteurs et qu'ils ont à rassembler et à nourrir. Ils ont davantage le souci de la communion. Les diacres vont être serviteurs pour annoncer l'Évangile. Ils font attention à ceux dont nous sommes loin : c'est la bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Ils ont le souci de la mission. Communion et mission, deux pôles essentiels de la vie des chrétiens dont aucun n'a le monopole.

 

Dans la communion des évêques, les prêtres, au service de la vie, du Corps,

de la construction du temple et de l'unité du peuple de Dieu

 

Comment s'articulent le ministère et la vie des prêtres dans cette Église Peuple de Dieu, Temple de l'Esprit et Corps du Christ ? Nous lisons bien la vie des prêtres. Nous savons bien que le curé d'Ars doit être situé dans son époque. C'est un monde différent du nôtre. Les temps ont changé. Nous n'avons plus le même rapport au temps et à l'espace. Il devient le patron de tous les prêtres après avoir été celui des curés, mais cela ne veut pas dire que c'est un modèle à suivre dans une sorte d'intemporalité.

Au service de la construction du Temple de l'Esprit

Les prêtres sont au service de la construction du Temple de l'Esprit. C'est leur fonction première : annoncer l'évangile, aller chercher les pierres dans l'immense carrière qu'est le monde entier : « Le Peuple de Dieu est rassemblé d'abord par la Parole du Dieu vivant qu'il convient d'attendre tout spécialement de la bouche des prêtres. En effet, nul ne peut être sauvé sans avoir d'abord cru ; les prêtres, comme coopérateurs des évêques, ont donc pour première fonction d'annoncer l'Évangile à toute la création (Marc 16, 15), ils font naître et grandir le peuple de Dieu » (Presbyterorum Ordinis §4).

 

Cela est très important pour nous, prêtres et évêques. C'est notre fonction première : annoncer la parole de Dieu, trouver les mots pour dire l'évangile aux hommes et aux femmes de ce temps qui sont dans une autre culture que celle du temps de l'Évangile. Il y a des mots qui ne correspondent plus. Comment dire la foi de toujours avec les mots d'aujourd'hui ? Je pense au mot de "parabole" qui indique davantage aujourd'hui les antennes de la télévision. Quel langage ? Quels mots trouver ? Quels signes donner d'une Bonne Nouvelle ? Il ne s'agit pas d'être signe d'Église, mais signe du Royaume qui est là, de l'Évangile. Car si je suis signe d'Église, je suis signe du signe puisque l'Église est signe, sacrement au milieu des hommes. Seulement voilà, si je suis un signe qui renvoie au signe, je deviens insignifiant. Nous avons beaucoup à inventer en ce domaine !

Je pense à André, prêtre de la Mission de France, en retraite en Normandie. Il me racontait un dialogue avec une nouvelle femme de ménage, une française. Arrêtée, chez lui, devant une icône de Notre Seigneur, elle demande - « Qui est-ce ? » - « C'est Jésus », dit le prêtre. – « Ah bon ! D'où il vient ? » demande-t-elle. – « De Palestine », répond le prêtre – « Ah, oui », rétorque la femme, « on voit bien qu'il n'est pas d'ici ! » Puis en parlant des chrétiens, elle lance : « Je ne les connais pas bien, mais lorsque je les entends, j'ai l'impression qu'ils sont contre tout et ne parlent que de sexe ».

 

Cela donne à penser !

Une question devient essentielle : Comment dire la Bonne nouvelle à ce monde ? Trouver les mots, trouver les attitudes. C'est le travail et la mission originelle et originale des prêtres, de ceux de la Mission de France en particulier. Pour que les communautés trouvent ce chemin-là, ils doivent aider les communautés à ne pas s'enfermer sur elles-mêmes, mais à voir l'immensité du monde, temple de l'Esprit, aimé de Dieu : « Il a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils ». Les prêtres, au cœur des communautés, servent à la construction du temple de l'Esprit, passionnés d'un Évangile à proclamer et à vivre, pour que la communauté soit signe.

Les prêtres doivent s'efforcer d'être éducateurs du regard : celui du Christ sur Nicodème, sur Zachée, la pécheresse, la femme adultère, etc. Les prêtres, avec les chrétiens, sont appelés à rechercher les traces de l'Esprit dans ce monde et y reconnaître les fruits de l'Esprit. « Mais voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi. » (Galates 5, 22) Les prêtres vont apprendre à reconnaître les fruits de l'arbre.

Les prêtres sont ceux qui vont s'intéresser à tout ce qui est la chair et le sang de la vie du monde : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur ». (Gaudium et Spes, §1)

Ils vont être partie prenante le plus possible de la vie de la cité des hommes, pour que la communauté où ils vivent deviennent Temple de l'Esprit, attentifs à la vie culturelle, associative, syndicale, politique, économique, etc. ... Il s'agit de voir large et de respirer à pleins poumons, avec discernement.

Les prêtres sont des êtres appelés, mis à part pour l'annonce de l'Évangile, appelés mais non pas séparés. Ils n'ont pas à être témoins d'un autre monde en-dehors du temps, mais ils ont à être témoins d'un monde autre au cœur de ce temps. On parle de l'Église de toujours, de la messe de toujours... Non, il s'agit d'être l'Église d'aujourd'hui dans ce monde-ci et non pas de signifier l'Église du passé. À l'initiative du cardinal Suhard et de bien d'autres évêques, ce fut et ça reste la grâce des prêtres de la Mission de France d'aller « de l'autre côté du mur » qui séparait l'Église du monde ouvrier pour abattre ce mur.

 

Au service de l'unité du peuple de Dieu

Dans leur diversité, les prêtres sont au service de l'unité du peuple de Dieu. Ils vont travailler pour « qu'ils soient un afin que le monde croie ». Ce travail d'unité n'est pas une option particulière. Cela engage l'œcuménisme, le dialogue interreligieux. Le prêtre est celui qui ne veut pas construire des chapelles, mais une Église, même s'il peut y avoir plusieurs demeures dans la maison du Père, une diversité. Le prêtre est celui qui va lutter contre les clans. C'est son culte spirituel : il aura peut-être à lutter contre lui-même pour entrer dans la communion d'Église. Un prêtre ne peut pas être à son compte.

 

Éducateur à la liberté de chacun

Dans le respect des personnes, il va discerner les charismes pour que chacun soit au service des autres. C'est pour cette raison qu'un des ministères essentiels du prêtre est celui de la réconciliation. Le prêtre est non seulement celui qui donne le sacrement - et il est le seul à pouvoir le faire - mais c'est lui qui va faire que tout chrétien devienne témoin de la miséricorde de Dieu.

Au service de la vie du Corps, il va le nourrir à la Table de la Parole et de l'Eucharistie.

La lecture de la Parole de Dieu permet à l'Église de devenir ce qu'elle est. Il s'agit pour les chrétiens de devenir les familiers de la Parole. De prendre du temps pour lire, méditer, mâcher la Parole. D'aller au cœur en reprenant la Lectio Divina. Il est important de prendre du temps, techniquement, pour approfondir cette Parole, pour éviter une lecture trop moralisante. Nous ne devons pas faire de la parole de Dieu simplement une morale (cf. le livre de la Commission biblique pontificale : Bible et morale, quels critères pour discerner ?) Une parole lue dans la vie du monde d'aujourd'hui, qui prend chair dans la vie des hommes de ce temps. La parole de Dieu peut révéler les paroles de vie des hommes de ce temps.

Bien sûr, tout cela s'achève et s'accomplit dans l'Eucharistie. Ce sacrement permet d'entrer dans le mystère du Christ et de communier à son sacrifice où il nous a aimés jusqu'au bout. En lui la création est transfigurée. Le prêtre, dans l'eucharistie, transforme le monde. Le pain et le vin de la terre deviennent le corps et le sang du Christ. Tout s'accomplit dans l'Eucharistie, source et sommet de la vie de la communauté chrétienne. C'est le mystère de l'Alliance nouvelle et éternelle. Il accomplit toutes les préparations de la Première Alliance.

 

 

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Rencontre Internationale(Pentecôte 2017)
L'accueil de l'étranger... Théologie(Gérard Thévenin)
Expo PO à Bordeaux pour le 50ème anniversaire(Interview RCF Antoine Brethomé)
Soligny Retraite d'hiver (Du samedi 11 février au vendredi 17 février 2017 )
Les prêtres-ouvriers après Vatican II(Contributions et témoignages autour de la relance de 1965)
Plaque souvenir sur la tombe de Jean PERROT(18 mai 2016)
Hellemmes(Rapport d'activités 2014-2016)
La main qui rêve (Galerie SAGA, Hellemmes )
Lettre aux députés et sénateurs du Calvados(ECCO du secteur de CAEN)
Les Amis du 118 - Hellemmes (Yveline Redliche )
Le dogme(Jacques Meurice)
Un APPEL(Christian Herwartz)
Abattre le mur... (Journal LA VIE )
Message ... 50ème(Jean Landry)
Un monde immonde engendre des actes immondes - Saïd Bouamama (Envoi de Bernard Glath )
Articles parus dans la presse du Tarn-et-Garonne (Envoi de Jean Saltarel )
L'usine théâtre du pouvoir (Rectificatif )
LIVRE (L'usine théâtre du pouvoir )
PO 50 ans Colloque(Celebration du 50eme anniversaire)
La libre circulation n'est pas une utopie (télérama 23/11/2015 )
"Les marins au long cours, ouvriers silencieux de la mondialisation"(Roland Doriol)
Bâtisseurs aujourd'hui..........Pentecôte 2015 (Envoi de Bernard Glath )
Déclaration du Conseil permanent de l'épiscopat (17 juin 2015 )
La famille dans une société laïque()
Des héros sortis de l'ombre (Les Editions de l'Atelier )
Guérir du passé, Michaël Lapsley(Les Editions de l'Atelier)
A Calais, un "Sangatte à ciel ouvert" se reconstitue(La Croix 01/04/2015)
Les thèmes : climat et travail(Les Editions de l'Atelier)
PO - Dans un peuple en marche(Bernard Glath)
Le 118 à Hellemmes (carte de soutien )
Santé des étrangers : une discrimination de plus (FNARS )
Rencontre internationale, 2015, Barcelone (Documents de préparation )
A Gauche toute ! (Atelier Politique )
Nuit solidaire pour le logement(Paris, Place de la république)
Aux périphéries de nos villes (Cef )
François Yverneau(Départ pour le 93)
"L'Amour qui meut le soleil et les autres étoiles"(Odile MARECHAL)
Jésuites et ouvriers (Noël Barré )
Le 118 à Hellemmes(Inauguration)
Visages de prêtres (Paul Lamarche )
Lettre de PO de pays européens (RI 2014 à Turin )
A mes frères prêtres (Denis Guiraud PO Tarnais )
Pélerinage à Avranches(Pax Christi)
A propos du mot "ouvrier" (Bernadette Liger )
Libres propos : la classe ouvrière (Philippe Barbier )
L'écriture au quotidien(André L'Hénoret)
Protection de la Planète (Bernard Glath )
La Dépêche du Midi - Montauban (2014/05/12 )
Prêtres-ouvriers aujourd'hui-Les Invisibles (La Rochelle du 27 juin au 21 septembre 2014 )
Communiqué de presse suite aux annonces de Valls (Envoi de Bernard massera )
Mission de France (Flash info Ile de France - avril 2014 )
Le Pape s'entretient avec une radio d'un bidonville argentin (Défense des prêtres-ouvriers )
Perret Michel (Décédé le 27/02/2014 )
Tibhirine (Mgr Georges Gilson, Archevêque )
Nouvelles - Fils de la Charité(Février 2014)
PO Midi-Pyrénées(Contribution à l'atelier "Mission ouvrière")
J'ai du prix aux yeux de Dieu(Réseau Chrétien-Immigrés)
L'Europe face aux Défis de la paix au Moyen Orient(Appel à l'Europe)
Reconstruisons ensemble note pays (Evêques Centrafrique )
PO région est(Tour d'horizon fin 2013)
Jean-Pierre Bourget (Offre de souscription )
Message du pape François("La fraternité, fondement et route pour la Paix")
Les élections municipales : une chance pour le bien commun(Evêques de France)
Réflexion sur la répartition des richesses(Bernard Glath)
Le Grand marché transatlantique... (envoi de B. Masséra )
Résistance(Collectif de Soutien aux Sans-Papiers d'Etampes)
Nous sommes tous des étrangers(Ami de la Nature)
Riche (03 octobre 2013 )
Edito courrier octobre 2013(Edito complet)
Colloque Helder Camara (Couvent de la Tourette )
Le pari de la liberté (Philippe Pinglin-Editions de l'Atelier )
Combattre la pauvreté c'est aussi combattre les préjugés(Editions de l'Atelier)
Les travailleurs dans papiers- Les enjeux actuels (R. Chauveau-Cahiers...1997-2006 )
"Prêtres-ouvriers célibataires ou mariés, même ministère"(Pentecôte 2012)
La double tâche des PO(Paul Fromy)
Lumen Fidei(Envoi de Denis Guiraud)
Lettre à nos évêques de France au sujet de Pascal Vesin (CA de la C.C.B.F. )
Yvon Tibbal fête son Jubilé(21 juillet 2013)
Les Frères missionnaires des campagnes creusent leur sillon dans le bocage ornais(La Croix/15/07/2013)
Newsletter Atelier Religion( Lectures d’été …)
Lettre au Pape(Au sujet de Pascal Vesin )
Citroën par ceux qui l'ont fait(Offre-Souscription)
Lumen Fidei(1ère encyclique du Pape François)
Se laisser simplifier et déposséder(Francis Gayral)
Postures chrétiennes face à la finance(CEF-Justice et Paix)
Lettre aux évêques de France (Au sujet de Pascal Vesin )
Quelques photos de la région Nord (Envoi de Lucien Vivant )
C'est à lire ( "A la gauche du Christ, les PO oubliés ?" )
Interview de Georges Souriau(Radio Gâtines)
Roosevelt réveille l'Assemblée (Envoi de Bernard Glath )
Le Pape François(Hanz Küng - Journal Le Monde)
Transition énergétique et sortie du nucléaire (Documents transmis par Bernard Glath )
Madeleine Delbrêl une mystique en terre ouvrière (Ma ville est un songe )
L'audace missionnaire (Cardinal Suhard-La Croix-12/01/2012 )
PO de l'Isère(Journée d'approfondissement sur le vieillissement)
Cercle de silence (Etampes 91 )
Compagnons en humanité pour vivre l'espérance(Claude Depoil-Revue "Prêtres diocésains")
Le concile Vatican II selon le Cardinal Liénart (Conférence : couvent des Dominicains de Lille )
Paul, Jean-Pierre, Cyrille (La Dépêche_2013_04_01 )
La pensée sociale de l'Eglise racontée à ceux qui n'en savent rien (C. Pian- Ed.Atelier )
Prêtres-ouvriers mariés ou célibataires, même ministère (Pentecôte 2012, région Est )
Visite POAP-1 (Textes de réflexion en vue d'un partage)
Pacte des catacombes (courrier PO janvier 2013 )
Lettre de Jean Saltarel à Bernard Ginoux Evêque de Montauban (Jean Saltarel )
La maladie d'Alzheimer (Session à Grenoble )
Lettre de Pierre Niobey à Stanislas Lalanne Evêque de Coutances et Avranches (P.Niobey )
Mariage pour tous : Le combat perdu de l'Eglise (Danièle Hervieu-Leger )
Le mariage pour tous (Denis Guiraud )
L'adoption est la bonne nouvelle de l'Evangile (Michel Serres )
Trop c'est trop ( Heichelbech Georges )
Etienne Cambis (Prêtre de la Mission de France )
Gérald Floret (Photos envoyées par A. CERUTTI )
Gérald Floret (Article journal Librinfo 74 )
Gérald Floret (Région Ain-Savoie-Isère )
Aloyse (Son livre à l'aube de 2013 )
Gaël Giraud l'un des économistes les plus novateurs (Illusion financière )
La Mission de France (Lundi 17 décembre 2012 )
Les catholiques et les migrations (... histoire, actualité, perspectives... )
Histoire du champagne (Champagne à boire et à penser )
Les chrétiens et la globalisation (Vatican II, une boussole pour la mondialisation et la nouvelle évangélisation )
Des prêtres au service du culte spirituel (Yves Patenôtre, Lettre aux Communautés, Revue de la Communauté Mission de France,"Pour un sacerdoce hors les murs" )
Où sont les défenseurs de la vie ?(Armand Veilleux, 19 novembre 2012)
Génocide palestinien(Armand Veilleux, ocso, Abbé de Scourmont, 30 juin 2006)
Retraite PO 2013 (Intervenant : A. ROUET ancien archevêque de Poitiers )
Dossier du CEF sur l'homosexualité et le mariage ( )
Mariage pour tous (Références du journal LA VIE )
Le courage d'une pensée alternative (Lucetta Scaraffia 10 novembre 2012 )
L'homosexualité : qu'en dit l'Eglise ? (Extrait du texte du conseil famille et société de la Conférence des évêques de France, septembre 2012 )
D'où parlent-ils ? (Jacques Fraissignes) (La filiation de Jésus demeure symbolique )
Lettre au premier ministre (G Aurenche-C Deltombe-Madignier PY-Peugeot P-Soulage F )
RI 2013 (Message de Fritz)
Note abrégée du secrétariat (rencontre des 13 et 14 octobre 2012 )
Paul Maire (Recension de Jean RIGAL à propos du dernier livre de P. MAIRE )
Servir l'Evangile selon J.P. Margier (Servir l'Evangile à la manière des Prêtres-Ouvriers )
courrier PO(information)
Des nouvelles de Michel Racaud (Pierre Fonteneau a écrit..... )
Chavagnes en Paillers (retraite PO juillet 2012 )
Retraite d'hiver (Inscription )
Clef usb de la Rencontre nationale de pentecôte 2012(en consultation ou chargement)
Retraite d'hiver (formulaire d'inscription )
Portraits de P.O.(par Nicolas (Saint-Nazaire))
Questionnaire (statistiques po )
Colloque de la Petite Université d'Automne (La révélation : est-ce audible ? )
Actualité du ministère des prêtres-ouvriers (Texte de Mgr Albert ROUET )
Prêtres-ouvriers pour la Rencontre Nationale de Pentecôte 2012 (Compagnons en humanité pour vivre l'espérance )
En route vers Pentecôte 2012 (Rencontre nationale des prêtres ouvriers
Compagnons en humanité pour vivre l'Espérance )

Week end des POAP février 2012 (Compte rendu )

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